Beef
Bonjour à tous les bénévoles :)
Je me retrouve une fois de plus face à un problème... (dans ce qui suit, la taille du tirage reste la même... environ 16 cm x 12 cm)
Jusqu'à présent, je développais mon film plutôt à l'œil, je réalisais un tirage d'essai (avec plusieurs temps de pose) et je réalisais ensuite les autres tirages.
Bon... mais maintenant, tout a changé. Je me suis désormais résolument fixé sur le Fomapan 100 en combinaison avec le Rodinal.
Dans la cave, je me suis installé un dispositif d'essai (voir photos)... un mannequin de vitrine sous un éclairage Rembrandt standard.
Toutes les photos ont été prises avec une ouverture de f/2,8 et une vitesse d'obturation de 1/60 s (mise au point sur le bord supérieur de la robe au niveau de l'encolure). J'ai pris soin de découper chaque photo de la pellicule dans l'obscurité et de les développer.
Voici les photos (en réalité, elles sont nettes et de bonne qualité... mais je les ai très mal numérisées ;) )
[ATTACHMENT NOT FOUND][ATTACHMENT NOT FOUND][ATTACHMENT NOT FOUND][attachment=79:10.jpg][ATTACHMENT NOT FOUND][ATTACHMENT NOT FOUND]
Dans l'ordre, de gauche en haut à droite en bas... Temps de développement dans le Rodinal :
3 min, 5 min, 8 min, 10 min, 12 min, 15 min
Cuve de développement : 350 ml... dont 10 ml de Rodinal
. Soit environ 1:35 ou 1+34. Le tout à EXACTEMENT 20 °C
.
Voici comment j’ai
procédé :
pour chaque tirage, j’ai réalisé une bande test à partir du négatif correspondant... en découvrant un centimètre supplémentaire toutes les secondes. J’ai ensuite retenu le temps de pose pour lequel la bande test se rapprochait le plus (à l’œil nu) de l’image originale en termes de luminosité et de détails.
J'ai obtenu les temps d'agrandissement suivants (de 3 à 15 min) :
5 s, 4 s, 4 s, 3,5 s, 3 s, 2 s[color="#FF0000"]C'est là que j'en arrive à ma première question :[/colo
Ce temps de pose pour l'agrandissement doit-il toujours être constant pour chaque type de film ? Ou dépend-il en réalité du temps de développement du négatif ? Car EN FAIT, mes tirages ne diffèrent guère... seulement en termes de contraste... j'ai en effet rééquilibré la luminosité par la suite. Aurais-je dû, par exemple, utiliser un temps d'agrandissement de 4 s pour tous les négatifs afin de déterminer quel temps de développement du négatif est le plus adapté ???
[color="#FF0000"]2e question : comment déterminer au mieux le temps nécessaire à l'agrandissement ?!
[/colo Si j'effectue une exposition trop courte, les parties noires du tirage ne sont pas vraiment noires (plutôt gris foncé)... si j'effectue une exposition trop longue, les parties blanches deviennent plus sombres (plutôt gris clair).
Mon idée était la suivante :
je prends le début d'un film négatif développé... en l'insérant dans l'appareil, il est aussi noir que le négatif peut l'être. Vient ensuite la limite à laquelle le film atteint sa transparence maximale, puis les images apparaissent. On pourrait donc prendre cette limite et réaliser une exposition sur une bande test par intervalles de quelques secondes. De seconde en seconde, la partie noire devient de plus en plus noire, jusqu’à ce que la partie blanche commence à s’assombrir. C’est là que se trouverait le temps de pose idéal, non ? On exploite ainsi toute la courbe caractéristique du film !?
Tout cela m’est venu à l’esprit pour la raison suivante :
Parmi les photos ci-dessus, j’ai choisi celle avec un temps de développement de 8 minutes, car elle me semblait la plus raisonnable. À partir de ce négatif (c’est-à-dire en référence aux 8 minutes), j’ai ensuite pris quatre autres négatifs : poussés à 200 et 400 ASA, tirés à 50 et 25 ASA (avec un temps de développement plus long ou plus court en fonction du facteur correspondant). Juste pour tester les capacités du film. JUSTE après les deux premiers négatifs poussés, j’ai remarqué que je pouvais en tirer des tirages presque identiques à ceux obtenus en conditions normales :-D (même s’ils sont déjà sacrément durs), alors que les temps d’agrandissement étaient d’environ 2 à 3 secondes.
[color="#FF0000"]3. Question : le temps de pose de mon Ilford ILFOSPEED (G3) me semble assez court… est-ce normal ?
[/colo Mon papier baryté nécessite environ 30 s ;) J’ai une ampoule de 75 W dans l’agrandisseur (trop ?) et je règle toujours sur la plus petite ouverture (je n’en ai que deux ;) ), donc sur la moitié (je pense).
J'espère donc que quelqu'un pourra m'aider ici. C'est un problème que j'ai depuis longtemps et j'aimerais bien le régler. Dans les grands laboratoires, ils développent tous les films (du même type) avec le même temps de pose et font tous les tirages avec un facteur de temps (ou pas)...ils ne font sûrement pas de bande test pour chaque photo :lol:
Ce serait bien si quelqu’un pouvait me donner un bon exemple de comment et avec quel réglage je peux prendre une photo et ajuster ensuite mon temps de développement... en gros, un négatif pour l’étalonnage ;)
J’ai pensé au système de zones : Je prends une photo d'un mur TOTALEMENT blanc avec une ouverture de f/22 et une vitesse de 2 s... puis j'en prends une à 1/500 s et ensuite à 1/15 s. Cela donne successivement des négatifs des zones X (= BLANC), 0 (= NOIR) et V (= 18 % de gris). Avec ces trois négatifs, je pourrais alors régler mon agrandisseur d'une manière ou d'une autre, non ? Si le résultat n'est pas bon, c'est que j'ai mal exposé la photo ;)
Désolé encore pour ce roman... mais ce sujet est sûrement utile à plein d'autres personnes... je n'ai rien trouvé à ce sujet ici.
Merci d'avance ;)
Salutations
Andi
cfb_de
Bonjour Andi,
Avec des pellicules soigneusement testées et une exposition parfaite, tu obtiendras bien sûr toujours les mêmes temps de pose et le même contraste lors de l'agrandissement, à condition que le processus de développement et d'agrandissement soit stable. C'est tout le secret du système de zones : on détermine l'aspect du positif par l'exposition lors de la prise de vue et on a préalablement répété ses processus de laboratoire jusqu'à l'excès. Avec du papier à gradation fixe.
(Bon, d’accord : en réalité, le système de zones va au-delà des développages N, N-1 et autres, mais avec du matériel correctement testé et une exposition ponctuelle – ce qui n’existait pas encore à l’époque de Saint Anselme –, on peut aussi régler cela par l’exposition.)
Pour une meilleure évaluation de ton processus, adaptée à Internet, il serait bon que tu publies des numérisations de tous tes négatifs. Sans aucune retouche, mais en incluant la bordure du film. Ajoute à cela un scan du début de la pellicule développé en même temps, à une densité maximale (prends donc deux photos : une du sujet, une sans objectif, exposée à pleine lumière pendant environ 3 secondes, et développe-les de la même manière ; ajoute à cela le début de la pellicule, disons 15 minutes dans le révélateur).
On peut ainsi indiquer le dmin sur le film de manière relative et connaître le dmax de ton scanner, ainsi que le dmax des différents révélateurs par rapport à celui-ci.
On peut ensuite établir un tableau de densités relatives en comparant différents négatifs. Cela ne permet pas de déterminer la sensibilité et le temps de développement exacts, mais c'est déjà un bon indicateur.
Pour savoir comment tester correctement les films, tu peux par exemple te référer à Otto Beyer, qui a fait ses preuves :
http://www.ottobausw.de/FILME_EINTESTEN_V2_03.htm
D'après mon intuition, tu devrais obtenir un temps de développement d'environ 4,5 à 5 minutes avec ta dilution. Sans tenir compte de la phase lunaire, du rythme de basculement et de ton poignet. Mais ce tirage a lui aussi l’air loin d’être optimal : trop gris. Pas de blanc, pas de vrai noir. Est-ce vraiment juste le scan qui est pourri ou peut-être aussi ton processus d’agrandissement ?
Les images sont toutes trop grises, ce qui me fait fortement penser à une lumière Duka inadaptée ou à du papier vieux comme Mathusalem.
Je développe le Fomapan-100 dans du Rodinal 1+50 à 20 °C dans le bac Agfa pendant 7,5 minutes. L'exposition se fait à 100 ASA, juste au-dessus de la carte à 18 % sur la paume de la main (soit un demi-diaphragme en dessous de la sensibilité nominale avec un posemètre qui mesure un peu en dessous).
Meilleures salutations,
Franz
Beef
Salut Franz,
Encore merci pour ton aide :lol:
Bon, je ne comprends pas vraiment pourquoi il faudrait tester une pellicule… Elle a une sensibilité ASA fixe et on règle l'ouverture et le temps de pose en fonction de celle-ci. Si, par exemple (avec une ouverture fixe), le posemètre de l'appareil photo indique une valeur de 1/60 s pour la zone la plus sombre et de 1/1000 s pour la zone la plus claire de la photo, je sais alors que je dois réaliser une exposition complète de l'ensemble de l'image à 1/250 s pour obtenir un rendu optimal des couleurs et des nuances (1/250 s correspond ici au gris à 18 %). Ou est-ce que je me trompe ?
En ce qui concerne le papier, je n'utilise (du moins jusqu'à présent) que du papier à gradation fixe. Pour obtenir des processus de développement parfaits, j'utilise la gradation 3... je pense que c'est courant (?).
Je ne comprends pas la référence que tu cites pour N ou N-1 en ce qui concerne le système de zones ;) Ah oui, et je n'ai pas de mesure spot... j'utilise soit le posemètre pondéré au centre de l'appareil photo (qui gère à merveille l'exemple mentionné dans le premier paragraphe), soit je fais une mesure spot en me plaçant tout près des zones de l'image à mesurer.
Je ne sais pas si ces négatifs te seront utiles. Je n'ai qu'un scanner à 1200 dpi et j'ai dû en plus réduire et recadrer les images pour pouvoir les télécharger ici. Comme unité de rétroéclairage, j'ai utilisé le rétroéclairage modifié d'un vieil ordinateur portable ;) (mais le scan est quand même horrible).
Les contrastes ne correspondent pas tout à fait au négatif réel (mais tu avais dit : pas de retouche). On dirait que tu as des négatifs Fomapan... tu peux donc faire une estimation approximative.
Ai-je bien compris :
1. Je dois refaire une photo standard tout à fait normale
2. Ensuite, retirer l'OBJECTIF (qui rend tout flou) et faire pivoter l'appareil photo sur le trépied, par exemple vers la gauche, puis éteindre le projecteur ? Avec le même temps de pose et la même ouverture ? Ou dois-je me rapprocher pour que le projecteur remplisse toute l'image ?
Voici la disposition des projecteurs que j'utilise ici :
[FICHIER NON TROUVÉ]
Celui de gauche (Rembrandt)
(j'ai laissé celui de droite juste pour info :) )
Bon, le tirage avec les 5 minutes a pris un aspect un peu grisâtre (le papier)... ça arrive souvent quand je laisse le papier trop longtemps dans le révélateur. Est-ce que 1 à 1,5 minute, c'est vraiment trop long pour du papier RC ? J'ai l'impression que le papier n'est pleinement développé qu'à partir d'environ 1 minute.
Mais c'est peut-être aussi à cause du révélateur... D'AILLEURS, j'utilise aussi ADOLUX KONSTANT ;) (Juste comme ça... tu pourrais peut-être m'en recommander un autre avec lequel on obtient par exemple de bons contrastes ? Parce que j'aurai bientôt besoin d'un nouveau.)
L'exposition est réglée à 100 ASA, juste au-dessus de la carte à 18 % sur la paume de la main (soit un demi-diaphragme en dessous de la sensibilité nominale avec un posemètre qui mesure un peu en dessous)
Tu veux dire que tu effectues l'exposition par exemple (comme moi) à 1/60 s et f/2,8, mais plutôt à 1/60 s et f/2 (ou entre f/2,8 et f/2) ? J'ai aussi remarqué que le contraste est plus fort dans ce cas.
Et voici les négatifs « horribles » :
[ATTACHMENT NOT FOUND][ATTACHMENT NOT FOUND][ATTACHMENT NOT FOUND][attachment=86:10.jpg][ATTACHMENT NOT FOUND][ATTACHMENT NOT FOUND]
De gauche à droite et de haut en bas :
3 min, 5 min, 8 min, 10 min, 12 min, 15 min
J'ai refait une photo du montage expérimental dans la cave avec un appareil photo numérique moderne afin d'avoir une comparaison réelle :
[FICHIER JOINT INTROUVABLE][FICHIER JOINT INTROUVABLE]
J'ai également pris ces deux photos en
ISO 100
et
avec une ouverture de f/2,8 (sans flash)
pour pouvoir les comparer directement. J'ai pris la première photo directement en mode noir et blanc de l'appareil... je n'ai rien modifié sur l'ordinateur (à part la taille).
(Ah oui, et ce qui pend à côté de la poupée sur le pied de micro, c'est juste un « petit diffuseur de parfum » ;) )
Salutations
Andi
cfb_de
Salut Andi,
Tu dois donc commencer par te familiariser avec le processus de développement. Tu trouveras une première référence bibliographique ci-dessous.
Tout d'abord : quel âge avait la pellicule ? Quel est exactement ton processus de développement ? Le bleu sur la pellicule a l'air plutôt moche à première vue. J'arrive à obtenir des résultats bien plus nets avec mes TriX.
Ensuite : il manque encore le scan du négatif *noir*. De la lumière sur le film sans objectif devant l'appareil photo ! Pour l'instant, on ne peut malheureusement pas encore tirer grand-chose de ces scans pour la classification mentionnée. Mais je crois que je l'avais déjà écrit.
Bon : un film a une valeur ISO *imprimée*. Celle-ci a à peu près autant à voir avec la réalité que le pape avec la procréation ! Et je l'écris en tant que catholique.
À ce sujet : ta compréhension de la mesure de l'exposition a besoin d'être corrigée de toute urgence par l'expérience. Il faut notamment prêter attention à la lumière artificielle et aux conditions d'éclairage. Surtout dans le cadre de ton montage expérimental. Avec quoi as-tu éclairé ? Comment as-tu mesuré ?
Mais tout cela n'a absolument aucune importance avec ta technique de numérisation. Celle-ci ne donne en effet jamais de résultats exploitables. Pas de biscuits sans bras.
D'où mon conseil habituel et sans concession : prends le matériel à bras tendu et teste-le. Otto a décrit à merveille comment s'y prendre correctement. Si cela te semble trop complexe, achète d'abord un ouvrage de référence comme par exemple « Reinhard Merz, Das Praxisbuch noir et blanc ». Le livre coûte 16,90 € et est disponible sans frais de port chez les revendeurs appropriés.
Je te laisse le soin de trouver ces revendeurs toi-même, je ne fais pas de publicité pour mes concurrents ici non plus.
Concernant le papier utilisé : MG3 ? Ai-je bien retenu ? Ce produit est désormais complètement obsolète. Et pour ce qui est du développement : le révélateur joue un rôle (les bains normaux développent le MD-IV frais en 45 secondes) tout comme l’éclairage Duka.
Le MG-III date de l’époque où je n’étudiais même pas encore pour mon baccalauréat dans le système d’enseignement général. Je vais bientôt avoir 40 ans.
C'est pourquoi je te donne maintenant mon conseil définitif, puisque tu n'as déjà pas voulu lire ni réfléchir chez Otto : tu as besoin d'un guide pratique de base pour savoir comment s'y prendre dans un premier temps. Voir « Merz ».
Et une fois que tu maîtrises les procédures de base, tu pourras alors t'attaquer aux détails. On n'apprend pas ça du jour au lendemain.
Ce n’est pas pour rien que c’est un métier d’apprentissage et que les amateurs doivent d’abord passer plusieurs années sur des forums Internet à un niveau supérieur, acquis en partie au fil des années. On n’a rien sans rien. Et on n’a rien sans effort.
Ceci conclut mes conseils.
Meilleures salutations,
Franz
Beef
Bonjour Franz,
Je crois que tu m'as un peu mal compris ;) En fait, je développe depuis un certain temps déjà et j'ai obtenu de très bons résultats. Concernant le papier : j'utilise du papier photographique Ilford tout à fait classique. Sur l'emballage, il est indiqué « Ilfospeed RC Deluxe IS3.1M ». Qu'est-ce qui cloche ?... C'est même un papier de très grande qualité.
En ce qui concerne la documentation :
j’ai déjà acheté plusieurs livres coûteux et je les ai étudiés en profondeur…
- Un spécialement consacré à la fermentation et aux processus de développement
- Puis un manuel spécialement consacré à la photographie noir et blanc (Michael Gnade)
- Un spécialement consacré à l’exposition et à la photographie professionnelle (Michael Gnade)
- Un autre couvrant l’ensemble du domaine de la photographie
- Et encore un ouvrage très professionnel sur le sujet, que j’ai reçu d’un photographe professionnel
J’ai les connaissances nécessaires… même si cela ne transparaît pas ainsi (d’ailleurs, cet exemple dans le sujet ne concernait qu’un seul motif, un seul film et un test avec un révélateur nouveau pour moi).
J'ai lu ton lien Otto... mais hier soir à 1 heure du matin, je n'en avais tout simplement plus la force (ce qui est compréhensible).
Mais ça ne m’a pas beaucoup aidé, car je ne dispose pas de cet appareil de mesure.
À propos de la pellicule :
La pellicule est toute neuve et m’est parvenue le jour même par la poste depuis FOTOIMPEX. Que veux-tu dire par « bleu » dans la pellicule ? De plus, je t’ai joint EN SUPPLÉMENT, pour chaque image négative, ce début de pellicule soumis à l’exposition en noir. C’EST UNE VRAIE FAIBLESSE.
Je t'avais déjà écrit que tu ne pouvais pas faire grand-chose avec ces scans ;) Mon scanner n'est pas conçu pour ça et il est en plus assez vieux ;)
Concernant l'éclairage/l'exposition :
j'ai éclairé de face avec un projecteur halogène de 1000 W et en biais par l'arrière avec un projecteur halogène de 500 W (sans diffuseur... donc une lumière plus dure).
Je m’y connais assez bien en système de zones… la seule chose que je dois vraiment savoir, c’est si la zone X sur le négatif est aussi noire que le début de la pellicule qui a été exposé lors de l’insertion… et si la zone 0 correspond exactement (puisqu’elle est inversée) à la transparence de la pellicule (c’est-à-dire que la pellicule est nue… sans particules d’argent) ???
Concernant le processus :
tu dis que le développement en positif dure environ 45 s. J'ai ici un scan tiré d'un de mes livres... on y affirme que le développement en positif DOIT TOUJOURS durer 2 min et qu'il faut adapter tous les autres processus précédents à CES 2 MINUTES.
[PIÈCE JOINTE INTROUVABLE][PIÈCE JOINTE INTROUVABLE]
Cependant, j'ai remarqué aujourd'hui qu'il valait mieux que je laisse mon papier 50 secondes dans le révélateur. Au bout d'une minute, il commence en effet à brunir.
Salutations
Andi
Urnes
Bon, je ne comprends pas vraiment pourquoi il faudrait tester une pellicule… Elle a une sensibilité ISO fixe et il suffit de régler l'ouverture et le temps de pose en conséquence. Si, par exemple (avec une ouverture fixe), le posemètre de l'appareil photo m'indique une valeur de 1/60 s pour la zone la plus sombre et de 1/1000 s pour la zone la plus claire de l'image à photographier, je sais alors que je dois réaliser l'exposition de l'image dans son ensemble à 1/250 s pour obtenir un rendu optimal des couleurs et des nuances (1/250 s correspond ici au gris à 18 %). Ou est-ce que je me trompe ?
Oui, tu te trompes. Le film n'a une valeur ASA fixe que dans des conditions de laboratoire prédéfinies. Celle-ci dépend notamment du contraste du sujet et du révélateur. J'expose par exemple le film Foma 100 à 50 ASA et je le développe avec l'A49. De même, la valeur ASA (personnelle) dépend aussi du posemètre. Tous ne restituent pas le gris à 18 %, il y a entre autres le facteur K qui permet des écarts vers le bas ou vers le haut, et bien sûr aussi l’âge de l’appareil ou un déréglage. Deux boîtiers de même construction peuvent, selon le fabricant, présenter un écart de 2/3 de diaphragme. À cela s’ajoute le fait que, naturellement, les temps de développement varient en fonction du contraste du sujet (c’est là que le système de zones entre à nouveau en jeu). Si tu n’en tiens pas compte, tu devras ajuster le contraste plus tard via le papier ou, si tu préfères, via le révélateur positif. Dans les grands laboratoires, les photos ne sont pas toutes exposées de la même manière : le contraste est mesuré par la machine et l’image est exposée en conséquence.
Le temps de développement nécessaire avec un révélateur positif dépend uniquement du papier utilisé et du révélateur. Alors que les papiers Ilford RC ne nécessitent qu’une minute dans l’Ilfospeed (je crois que c’est son nom, non ?), il faut 2 minutes dans le N-113, et je laisse le bon vieux Polywarmton un peu plus longtemps, car après 2 minutes, une lumière apparaît encore.
Salutations, Sven.
Beef
Bonjour Sven,
Oui, je viens de vérifier ça aussi ;) J'ai en fait d'excellents livres sur le sujet, mais je n'ai jamais lu que la sensibilité ASA pouvait varier (peut-être que ça m'a échappé ;) ).
Après avoir parcouru hier de nombreuses pages sur le sujet, je connais désormais tous les détails... mais il y a un problème :
95 % de toutes les méthodes permettant d'adapter la sensibilité ISO du film au temps de développement reposent sur un posemètre de laboratoire, avec lequel je peux mesurer la densité du film. Je ne dispose pas de cet appareil et il sera probablement trop cher pour moi. Je ne souhaite pas devenir photographe professionnel, mais simplement pouvoir prendre de belles photos et exploiter toute la plage de contraste de mon film.
Voici par exemple une de ces méthodes :
tester le film
(ou consulter le site de Franz)
Hier, j’ai essayé ce qui suit :
J’ai collé une feuille A4 (grise) à plat sur un grand livre et je l’ai placée à la verticale. Devant, j’ai installé mon appareil photo sur un trépied. La distance entre l’appareil photo et la feuille était si courte que la feuille recouvrait tout le viseur (avec une netteté à l'infini). Sur le côté, j'ai éclairé la feuille avec une lumière douce de manière à ce que le mode automatique de l'appareil photo détermine une vitesse d'obturation de 1/15 s avec une ouverture de f/8. D'après le disque de calcul suivant, je devrais maintenant obtenir une image de la luminosité de la zone V (ou est-ce que je me trompe encore) :
Disque de calcul des zones
En référence à cette zone V, j’ai pris une série de photos de la zone 0 à la zone X en réglage manuel. Cela m’a donné le résultat suivant :
J’ai ensuite testé, avec un film NU (procédé positif), à quel temps de pose mon positif reproduisait le noir le plus foncé (c’est-à-dire la zone 0). Je me demande maintenant s'il faut ajuster la sensibilité ASA et le temps de développement (négatif) de manière à ce que la zone 0 corresponde tout juste au film nu et que la zone X forme tout de même une densité suffisante pour qu'un blanc apparaisse tout juste avec ce temps de développement positif. Ou bien tout l'inverse, pour que la zone X corresponde à la densité négative maximale que le film peut atteindre (pratiquement le début du film après l'exposition). Ou dois-je tout ajuster de manière à ce que la zone X corresponde à la densité maximale et la zone 0 au film nu. OU bien toutes ces réflexions sont-elles fausses ? ;)
[PIÈCE JOINTE INTROUVABLE]
De plus, voici la densité maximale du film :
[PIÈCE JOINTE INTROUVABLE]
La zone X et la densité maximale se ressemblent...mais en réalité, on voit que le début de la pellicule est déjà bien plus dense... je dirais deux fois plus dense.
Le problème, c'est aussi que je n'ai même pas de carte grise. Quand mon voisin rentrera ce soir, je vais lui demander s'il a une carte grise ou même ce posemètre de laboratoire (c'est un photographe professionnel).
Sinon, ma seule option serait simplement de tester et de voir ce qui me plaît... comme décrit ici :
Tester les films par essais
. Ou as-tu une autre idée ou un conseil ? Parce que si je dois photographier avec ce film pendant les prochains mois ou les prochaines années, j'aimerais bien l'avoir au moins une fois adapté à une utilisation correcte :lol:
Salutations
Andi
Urnes
Salut Andi,
bon, si tu veux mon avis tout à fait personnel, prends ton appareil photo, achète deux ou trois pellicules et va faire un tour pour prendre des photos. Ensuite, développe les pellicules, tire une ou deux photos et regarde ce qui ne te plaît pas. Si les négatifs n’ont pas une densité suffisante, baisse la sensibilité ASA d’un demi-diaphragme ; s’il y a trop de grain, utilise un autre révélateur ou un autre film, et ainsi de suite. Je pense que tu devrais baser ta photographie sur les images elles-mêmes, pas sur le matériel. Même si tu as 10 diaphragmes d’informations sur le négatif, tu dois quand même décider quelles valeurs de 6 à 7 diaphragmes tu vas faire ressortir sur le papier...
Je suis simplement quelqu'un qui préfère photographier plutôt que de faire des essais. C'est pourquoi, comme beaucoup ici sur le forum, j'ai une assez grande tolérance à la frustration. Je dois toutefois ajouter que pour 90 % de mes photos, j'obtiens une gradation moyenne sur les tirages finaux, et ce sans aucun essai. La Foma 100 en format 8x10 pouces ne me semblait pas assez dense après les premiers négatifs à 100 ASA, alors j’ai réalisé l’exposition à 50 ASA. Mais le temps de mettre en place tout le flux de travail, des cassettes de film plat non étanches au lavage des tirages, j’avais déjà utilisé la moitié de la bobine... c’est la vie.
Salutations, Sven.
Beef
Salut Sven,
Oui, j'ai moi aussi opté pour la « méthode de la prise de vue unique ». J'ai déjà utilisé un peu de pellicule hier...
J'ai d'abord photographié un sujet normalement, puis j'en ai pris un autre en situation de surexposition et un autre en situation de sous-exposition. La photo en situation de surexposition se rapprochait le plus du résultat souhaité, je l'ai donc reprise comme base et je l'ai à nouveau (légèrement) surexposée et sous-exposée. C'est ainsi que j'ai progressé petit à petit vers un bon résultat pour le tirage. Pour le temps de développement des négatifs, j'ai simplement repris les 7,5 minutes de Franz (que plusieurs personnes utilisent d'ailleurs aussi).
Ce qui m'intrigue cependant : qu'il soit surexposé ou sous-exposé... je peux tout compenser avec le temps de pose sur l'agrandisseur :-D
De plus, je me suis renseigné plus en détail sur les sensibilités ASA : un film a VRAIMENT ses 100 ASA quand c'est indiqué... il suffit d'utiliser le révélateur correspondant et de respecter exactement le temps indiqué dans la fiche technique. Pour l'APX 100, par exemple, le Rodinal ; pour le Fomapan 100, par exemple, le Fomadon Excel ou le LQN. Ils ont alors leurs 100 ASA COMPLETS. D'ailleurs, c'est même indiqué dans la description des révélateurs Fomadon sur la boutique Impex).
Comme j'ai moi aussi utilisé un temps de développement de 7,5 minutes, j'arrive effectivement au même résultat que Franz et toi, à savoir que je dois réaliser une surexposition de la photo. Mais j'aimerais bien utiliser les 100 ASA complets (sinon autant acheter directement un film 50). J'ai également remarqué que le tableau des révélateurs d'Impex indique un temps de 10 minutes pour la combinaison Fomapan 100-Rodinal. Est-ce qu'on atteint peut-être ainsi ces 100 ASA, de sorte qu'on puisse se fier entièrement au mode automatique de l'appareil photo (ce qui est aussi plus agréable) ? (Mis à part d'éventuelles erreurs de mesure de l'appareil)
Je souhaite simplement obtenir une bonne valeur moyenne afin que mes temps restent constants lors du tirage, que je n'aie pas à subir de surexposition de la prise de vue et que je puisse également utiliser les possibilités de push et de pull en conséquence.
Les temps de développement ne sont certainement pas fixés sans raison... cela doit bien correspondre à une norme quelconque.
Quand je dépose un film à développer dans un magasin de photo, ils se basent sûrement aussi sur les 100 ASA, le développent selon le temps défini et l'agrandissent selon un temps défini. Ou alors je me trompe complètement là-dessus :lol:
Salutations
Andi
cfb_de
Fomapan 100-Rodinal : un temps de 10 minutes est indiqué. Est-ce qu'on atteint ainsi ces 100 ASA ?
Oui. Mais le film devient alors trop dur à mon goût et les hautes lumières sont écrasées. Cela limite certes le nombre de niveaux d'exposition disponibles sur le film à 4 ou 5 sur les 10 du sujet, mais j'aimerais bien choisir moi-même les 6 ou 7 niveaux d'exposition sur 10 que je souhaite faire ressortir sur le papier.
Et c’est précisément pour cette raison que je me suis livré à des essais de sensibilité une seule fois pour mes films les plus utilisés. Il n’est pas nécessaire de procéder de manière académique en traçant des courbes ; beaucoup se contentent de tester simplement sous l’agrandisseur.
De plus, en tant que débutant sans grande expérience en laboratoire, on ne remarque de toute façon pas les différences d’exposition de +/- un diaphragme en laboratoire. Celles-ci disparaissent dans la tolérance du matériau et ne sont tout simplement pas perçues par le créateur d’images comblé de joie.
D’ailleurs, pour atteindre la « sensibilité standard », il ne suffit pas que le posemètre et les processus de développement soient corrects, il faut également que le sujet (une bande Sensist standardisée en nuançes de gris, qui n’a alors plus grand-chose à voir avec la réalité) et son éclairage (qui, en réalité, représente une variable importante en termes de température de couleur). D'ailleurs, un appareil photo ne voit jamais ce genre de film de mesure. Les bandes Sensist sont exposées par contact
C'est pourquoi – et par manque de temps – je n'ai pas encore pu m'occuper de tes scans.
Meilleures salutations,
Franz
Beef
Salut Franz,
Ne t'en fais surtout pas pour les négatifs… Je les ai déjà rayés de ma liste de toute façon ;) Je te suis déjà extrêmement reconnaissant, ainsi qu'aux autres membres du forum, d'être si serviables. J'ai déjà trouvé ici bien plus d'informations que dans mes livres… Cela m'a simplement confirmé qu'il faut s'appuyer sur l'expérience et qu'on ne peut pas toujours se fier à la littérature.
Et je dois encore avouer quelque chose :
J'ai refait une photo test tout à l'heure (mais avec le flash de l'appareil). Cette fois-ci, j'ai suivi À LA LETTRE le tableau de développement... 10 minutes de développement, dans du Rodinal 1+50 et Kipp (type 1). Et j'ai réalisé l'exposition du film avec une sensibilité réglée à 100 ASA. Le négatif a l'air assez pâle, sous-exposé mais avec un fort contraste... apparemment, tu avais encore raison avec ta recommandation de surexposition et les 7,5 minutes ;)
Jette un œil ici aux photos Fomapan avec les punks (en partant du haut : images 6 à 8) :
Photos Fomapan
Je trouve ce résultat tout simplement parfait... ces photos ont été développées avec du Diafine et exposées à 200 ASA. Il précise toutefois qu’il utilise du Rodinal à 80 ASA (remarque la différence flagrante), mais malheureusement, le temps de développement n’est à nouveau pas indiqué. Est-ce que tes photos donnent à peu près le même résultat quand tu utilises du Rodinal ? Sur quelle sensibilité ASA règles-tu ton appareil photo déjà ? Et tu développes à 7,5 min ? Je vais alors m'en tenir plus précisément à ces valeurs. Je pourrai ensuite affiner les réglages (par exemple en ce qui concerne la différence de mesure entre les appareils) à partir de cette base.
J'ai aussi lu à plusieurs reprises qu'un temps de développement de 7,5 minutes permettait de tirer le meilleur parti de la pellicule.
Et pour ce qui est de la mire (ou carte) de gris... je l'ai commandée ici hier soir... mais elle n'est pas disponible :lol: je vais donc devoir continuer à « tester au feeling » :lol:
Salutations
Andi
Beef
Salut
Bon, j'ai refait quelques photos d'essai...
Comme j'avais remarqué la dernière fois que je devais absolument effectuer une surexposition de la pellicule, j'ai simplement réglé mon appareil photo sur DIN 19 (64 ASA).
Le mode automatique de l'appareil m'a donné une vitesse d'obturation de 1/4 s avec une ouverture de f/4. J'ai alors réglé la vitesse d'obturation sur 1/4 s et j'ai pris des photos avec
les ouvertures suivantes : f/2,8
; f/4-2,8
; f/4
; f/4-5,6
; f/5,6
(les photos sont dans cet ordre)
. Voici les photos obtenues :
[ATTACHMENT NOT FOUND][ATTACHMENT NOT FOUND][attachment=99:f4_1_
4s.jpg][ATTACHMENT NOT FOUND][ATTACHMENT NOT FOUND]
Est-ce que ça a enfin l'air bien ? Je pense avoir parfaitement réussi avec les DIN 19... À mon avis, la photo prise avec une ouverture de f/4 est la meilleure.
J'ai développé le tout dans du Rodinal 1:50 à 20 °C pendant 8 minutes (selon la fiche technique Foma : 8-9 min). J'utilise une cuve de développement rotative... qui tourne en continu pendant les 30 premières secondes... puis effectue deux très légers tours toutes les 15 secondes.
Exposition (15 s) sur du papier baryté 7 x 11 cm à teinte chaude (ADOX), développé 1,5 min dans de l'Adolux Konstant.
Tout va bien maintenant, ou y a-t-il encore des objections ? :lol: Y a-t-il peut-être encore un problème avec mon processus de tirage ? Je veux dire au niveau des temps de pose.
Salutations
Andi
cfb_de
Bonjour Andi,
Ça a déjà l'air plutôt bien. J'ai toutefois une remarque à faire sur ta méthode : faire tourner le film toutes les 15 secondes, ce n'est pas l'idéal. Tu te retrouves alors avec des parties du film qui s'assèchent de manière totalement incontrôlée.
Il faut donc soit ne pas faire tourner du tout (= développement par inclinaison avec un film constamment mouillé sur toute sa surface), soit le faire en continu. La rotation continue raccourcit le temps de développement, mais avec les révélateurs à acutance (ceux qui offrent une « netteté des contours », comme le Rodinal), elle ne garantit certainement pas une netteté maximale.
Avec ton procédé, tu peux tout aussi bien opter pour le développement par inclinaison. Tu obtiendras alors un temps assez précis de 7,5 minutes si tu renonces à l'inclinaison continue de 30 secondes au début et que tu effectues à la place une inclinaison continue d'une minute suivie d'une inclinaison toutes les 30 secondes :-)
Il faut qu’il y ait au moins 5 ml de concentré de Rodinal par film dans la cuve et que le film soit complètement immergé dans le bain. On pourrait débattre longuement de la question des 50 ou 64 ASA. Premièrement, cela dépend de l’exposition. Deuxièmement, cela dépend des nuances de gris du sujet que l’on souhaite voir sur le tirage. Et là, je préfère justement qu’on voie encore quelque chose même dans le « noir ».
Même pour un seul film 35 mm, je prépare toujours 510 ml de Rodinal. Pourquoi ? Avec 10 ml, l’erreur de mesure est moindre lors de la préparation, et ce produit ne coûte pratiquement rien. De plus, dans la cuve toujours remplie de la même quantité, j’obtiens presque toujours les mêmes proportions. Oui, même pour le développement d’un seul film 35 mm, j’y ajoute la deuxième bobine vide.
Je n'utilise mon Jobo 2100/2400 que pour faire des essais, car il peut aussi contenir 510 ml. Dans la grande bobine Jobo, je peux toutefois insérer quelques bouts de pellicule et les séparer simplement à l'aide de brochettes, ce qui n'est pas possible avec les petites bobines du système 12.
Les résultats n’ont rien à envier à ceux de mes Jobos 1236 et peuvent également être transposés au développement en masse de films 35 mm dans le 2336 (qui peut contenir 5 films 35 mm ; soulever la boîte plus 2 l de révélateur pendant 25 minutes au total relève toutefois presque de la musculation).
Tous ces Jobos n'ont pas de couvercles qui fuient et étaient disponibles sur ePay pour moins de