Il n'est pas nécessaire de prolonger le développement. Il suffit de laisser le papier se développer et le tour est joué. Je prépare le N113 dans un bidon de 10 litres. Cela suffit (et dure !) près d'un an, sans gaz protecteur, sans billes de verre ni bouteilles pliables. Il ne m'est encore jamais arrivé que le N113 se renverse... à moins d'y ajouter une bonne dose de fixateur...
Bonjour Uwe,
C'est vrai. Certains révélateurs classiques se conservent presque éternellement. D'après mon expérience, on peut citer le N113, l'Eukobrom ou le Paper Dur. Ce sont tous des formules classiques sans fioritures modernes.
En ce moment, j'utilise un révélateur pour papier que je prépare moi-même : 7 g de métol, 7 g d'hydroquinone, 65 g de sulfite de sodium sec, 135 g de soude sèche, 3 g de KBr pour un litre (pour la préparation, il faut apparemment réaliser une dilution à 1+4, mais je prends 1+7). Ce mélange se conserve indéfiniment ; la source de la recette est « Weiss/Kahlau, Taschenbuch der Photographie, Humboldt Taschenbücher, 1958, éditions Lebendiges Wissen GmbH, Munich ».
Pourquoi se conserve-t-il indéfiniment ? D'une part, il contient suffisamment de sulfite. Dans le livre, cette solution est même recommandée comme révélateur de négatifs et donne, avec mes films orthochromatiques développés à l'œil nu (c'est pourquoi je ne connais pas les temps de pose), de bons résultats à grain fin.
D'autre part, à l'époque, on ne jetait pas tout de suite les révélateurs pour papier dès qu'ils prenaient une teinte jaunâtre. D'une part, on ne le voit pas sous la lumière rouge dans des bacs noirs ou rouges, d'autre part, la solution est alors encore tout à fait utilisable. Les papiers ne sont pas développés au chronomètre, mais jusqu'à la fin.
Je jette le révélateur lorsque le temps de développement du Vario Classic FB (il m’en reste environ 30 m) dépasse 45 secondes. 25 à 30 secondes sont normales pour ce papier fibre, mais il faut de toute façon le développer au moins trois minutes, car il y a encore du développement dans les noirs.
Pour ma prochaine préparation maison de révélateur pour papier, je vais remplacer les 7 g de métol par 0,5 g de phénidone. Le mélange devrait alors se conserver encore plus longtemps, car dans cette formulation, l’oxydation de la phénidone est souhaitée et c’est elle qui assure le fonctionnement. Si ça marche, j’aurai ici, pour l’équivalent de moins de quarante euros, assez de produits chimiques pour les cinquante prochaines années de révélateur pour papier. On pourrait alors me fournir de l'hydroquinone dans la caisse en bois. Apparemment, c'est bon pour le teint :-)
Meilleures salutations,
Franz