A49
Quelqu'un a-t-il déjà utilisé le révélateur négatif CG512 ? Comment se comporte-t-il par rapport, par exemple, au Neofin ou à l'A49 avec des pellicules Neopan ou Tmax ?
Quelqu'un sait-il si ce révélateur CG512, dont on dit qu'il est miraculeux, est encore disponible à la vente ?
Sur quelles substances de développement est-il basé, ou quelqu'un connaîtrait-il même sa formule ?
Merci pour vos contributions,
Andreas
PhilippeGrunchec
Quelqu'un a-t-il déjà utilisé le révélateur négatif CG512 ? Comment se comporte-t-il par rapport, par exemple, au Neofin ou à l'A49 avec des pellicules Neopan ou Tmax ?
Quelqu'un sait-il si ce révélateur CG512, réputé pour ses performances exceptionnelles, est encore disponible à la vente ?
Sur quelles substances de développement est-il basé, ou quelqu'un connaîtrait-il même sa formule ?
Merci pour vos contributions,
Andreas
= Rollei Low Speed –
zensusa
Bonjour Andreas,
J'ai déjà beaucoup parlé du CG 512 sur ce forum. Jette-y un œil. Sinon, tu peux toujours acheter le CG 512 chez certains autres revendeurs, mais aussi directement auprès du fabricant FOTOTECHNIK SUVATLAR à Hambourg (à moins qu'ils n'aient changé de politique depuis). Le Rolleis Low Speed (anciennement Cube SX) est *presque identique* et peut être considéré comme une alternative plus coûteuse (les temps de développement, le traitement, etc. peuvent être repris). Sinon, le rapport entre le CG 512 et le Rollei est à peu près le même que celui entre le Calbes R09 et le Rodinal.
D'ailleurs, le CG 512 produit des négatifs à grain très fin et est *plus doux* que l'A49 et de nombreux autres révélateurs à grain fin. Mais le meilleur, c'est qu'il offre en plus des valeurs de gris exceptionnelles ! C'est pourquoi il est judicieux d'utiliser des films adaptés qui permettent d'emblée cette possibilité (les APX, Efkes/ADOX CHS, Rollei R3, etc.). On ne peut pas vraiment en dire autant des TMax en matière de valeurs de gris !
L'inconvénient du CG 512, outre le fait qu'il doit être soumis à un traitement à exactement 24 °C, est la perte de sensibilité. D'une manière générale, les films donnent les meilleurs résultats à la moitié de leur sensibilité nominale. Agfa APX 400 à 200 ou 120 ; APX 100 à 64 ou 50 ; Maco PO 100c et Adox CHS à 50, etc. En contrepartie, on obtient des négatifs d'une richesse tonale inégalée, à grain fin et d'une grande netteté. Cependant, on peut également utiliser la sensibilité nominale indiquée pour certains films, mais on n'exploite alors pas pleinement les possibilités offertes par ce révélateur.
À bientôt, Lothar
A49
Bonjour Lothar,
Merci pour ta réponse détaillée. Le fait que les noms des films et des composés chimiques changent régulièrement, surtout chez les petits fournisseurs, rend malheureusement parfois difficile de s'y retrouver.
La netteté est en effet le gros problème de l'A49. Le CG512 est certainement meilleur sur ce point. Sais-tu si la netteté du grain fin est également meilleure sur le CG512 ? D'après mes tests sur le Delta, le Neopan et le Tmaxe, l'A49 reste jusqu'à présent imbattable. La question des tons gris est délicate, car elle devient vite subjective. Connais-tu les tons gris du T-Maxe avec l’A49 ? Je les trouve en effet tout à fait corrects. De plus, je m’étonne que tant de photographes grand format (par exemple Weidner) ne jurent que par le T-Max 400, alors que d’autres films offrent de meilleurs tons gris. Mais peut-être que les conditions sont différentes en petit format. Si tu certifies que le CG offre des nuances de gris exceptionnelles, à quels autres révélateurs fais-tu référence dans ta comparaison ?
Mais pour moi, la question cruciale est la suivante : si le CG512 n'offre qu'environ la moitié de la sensibilité ISO du film, n'obtiendrait-on pas de meilleurs résultats en effectuant le traitement des films à faible sensibilité avec des révélateurs qui exploitent particulièrement bien cette sensibilité (par exemple Neofin) ? Un film 100 est en effet nettement plus net et à grain fin qu'un 400. Avec des films à très faible sensibilité, que l'on utilise de toute façon uniquement avec un trépied, la perte de sensibilité ne serait toutefois pas un argument contre le CG512.
Cordialement,
Andreas
zensusa
Bonjour Andreas,
Je vais essayer d'être plus bref cette fois-ci, car j'ai déjà beaucoup parlé du CG512 sur ce forum. Je me contenterai de dire que le CG512 a été pendant des années le révélateur de référence en matière de comparaisons et de tests, etc., précisément parce qu'il présente les avantages déjà mentionnés : netteté, grain fin et gamme tonale.
Pour ma part, je fais référence aux valeurs de gris pour les révélateurs que j’ai utilisés au cours des dernières décennies (notamment le D76, le DXX, l’Xtol, le Rodinal, l’A49, le R09, divers Tetenal, etc.). Dans cette comparaison, le CG512 figure parmi les meilleurs. Bien sûr, il existe d’autres révélateurs qui offrent d’excellentes performances. Comme tu le mentionnes toi-même, tout est aussi une question de préférences et de sensations personnelles.
Alors, essaie simplement le CG 512 et fais-toi ta propre opinion. Pour ma part, je travaille avec des appareils moyen et grand format, et ce n’est que de temps en temps, pour les empêcher de rouiller et par plaisir, que j’utilise mes très vieux appareils 35 mm : un Voigtländer Prominent des années 50 et un Yashica FR 1 des années 70. C’est pourquoi la question de la « finesse du grain » n’est pas si pertinente pour moi.
Comme je l’ai déjà dit, le CG 512 peut, pour répondre à ta question
......Si le CG 512 n’offre qu’environ la moitié de la sensibilité ISO, n’obtiendrait-on pas de meilleurs résultats en utilisant des films à faible sensibilité avec des révélateurs......
bien sûr, il peut également être utilisé à pleine sensibilité avec des films à faible sensibilité (jusqu’à 100 ASA). Les résultats sont ici aussi excellents, tant en 35 mm qu’en film en rouleau. Mais avec une sensibilité réduite, c’est encore un tout petit peu mieux !
Personnellement, je ne suis pas un *fanatique de la netteté*, je travaille très souvent à pleine ouverture et, là encore, avec des films qui ne sont pas si *lisses* et plutôt un peu *flous*, mais en revanche plastiques et riches en nuances de tons, comme l’ADOX 100, le Rollei R3, le Forte 200 et 400 et le Rollei/Maco PO 100c. Ces derniers n’existent malheureusement plus, ou seulement en fin de série, du moins dans mon réfrigérateur.
D’ailleurs, je travaille avec mes appareils moyen format et des films 50 ou 64 ASA principalement sans trépied, et je ne recherche pas non plus, dans la plupart des cas, une grande profondeur de champ.
Bon, je ne peux que me répéter. Essaie le CG 512 (que je te recommande tout particulièrement pour les films 50 et 100), sinon, pour les films 400 et les films « poussés », si tu souhaites un grain fin, une bonne netteté et de bonnes valeurs tonales, utilise le Promicrol. J'en ai moi-même fait de très bonnes expériences et je l'utilise encore aujourd'hui en plus du CG 512 et du Rodinal (ou RO 9), même si je crois qu'il est en fin de série, c'est-à-dire qu'il n'est plus produit.
À bientôt, et plutôt que de parler et de discuter, essaie-le simplement :-)
Salutations
Lothar
Otto
Pour compléter ce que dit Lothar, on peut ajouter que le CG512 a généralement un temps de développement d'un peu plus de 10 minutes. Cela signifie qu'en modifiant le temps de développement, on peut très bien adapter le résultat au contraste du sujet (contrôle du contraste). Vous trouverez plus d'informations ici :
http://www.ottobausw.de/tipps&tricks.html
Cordialement,
Otto Beyer !
A49
D'accord Lothar,
...et au lieu de parler et de discuter, essayons simplement :-)
... je suis tout à fait d'accord avec toi, même si c'est ici qu'on vient discuter – où d'autre, si ce n'est ici... :).
En ce moment, je ne photographie moi aussi presque que du grand format 13x18, mais avec un trépied, bien qu'il y ait des poignées sur l'appareil :) . Pour le développement, j’utilise ici le R09, par souci de simplicité. Mais je trouve parfois passionnant d’explorer les limites de la technique de laboratoire pour le petit format, que je trouve indispensable surtout pour les clichés spontanés et les portraits. Ces expériences peuvent ensuite être transposées au moyen format. Je compte m'équiper d'un appareil moyen format « à main levée » dans un avenir proche, et je me réjouis déjà de ce bond en avant en termes de qualité. :P
Je trouve également intéressant que tu te concentres sur les valeurs de gris. Je manque encore d'expérience pour évaluer l'ampleur des différences entre les différentes combinaisons de films et de révélateurs à ce niveau. En d'autres termes, à l'exception du Neopan 1600 à sa sensibilité nominale, aucun film ne m'a jusqu'à présent semblé négatif en raison de son mauvais rendu des nuances de gris :) . Je ne connais les films que tu utilises que par ouï-dire. Je m'en tiens plutôt aux émulsions modernes, mais je vais élargir mes horizons.
Merci et bonne lumière,
Andreas
A49
Bonjour Monsieur Beyer,
Merci pour votre site Internet très instructif sur le CG512. C'est grâce à lui que j'ai découvert ce produit et, après avoir lu les éloges sur ce forum, j'ai maintenant envie de le tester. Ce serait encore mieux si l'on pouvait voir sur votre site des exemples de photos développées avec le CG512 – de préférence avec une fonction de zoom ou des agrandissements, afin de pouvoir évaluer le grain et les reflets. Mais ce n'est qu'une suggestion.
Cordialement,
Andreas
Wolf_XL
Bonjour Andreas,
Si tu recherches la précision et la finesse, le modèle Spur HRX-2 mériterait également que tu t'y intéresses. Il est plus simple à traiter (20 €) et offre, grâce aux cales en T, une sensibilité nominale équivalente, voire légèrement supérieure pour le modèle 400.
Otto
Bonjour Andreas,
Merci beaucoup pour ton commentaire sur mon site. J’avais déjà envisagé de publier des images comparatives. Mais lorsque l’on numérise les tirages, on perd trop d’informations et le grain est également rendu de manière très différente. Avec des formats de tirage de 24 x 30 ou 30 x 40, les différences apparaissent toutefois déjà clairement.
Il ne faut toutefois pas attendre trop du choix du révélateur. Pour constater des différences, il faut travailler de manière très rigoureuse et bien tester les films avant le test comparatif. Se contenter de prendre les temps de développement indiqués par le fabricant du révélateur pour une comparaison ne suffit pas. En cas de doute, on ne peut alors pas déterminer si les différences sont dues à un temps de développement sous-optimal ou bien au révélateur utilisé.
Par le passé, j’ai testé toute une série de révélateurs et effectué des comparaisons. J'ai ensuite toujours échangé mes résultats avec Terry Schaeven. Le CG512 fonctionne très bien avec les films 35mm et les films en rouleau dans les boîtes Jobo habituelles de la série 1500. Ce n'est pas le cas de tous les révélateurs. On trouve parfois un révélateur qui, avec un film en rouleau dans une boîte 1520, entraîne un développement irrégulier.
Il est important pour moi d'avoir des temps de développement normaux supérieurs à 10 minutes. En modifiant le temps de développement, on peut alors adapter le développement au contraste du sujet. Un développement raccourci en cas de contraste élevé du sujet ne conduit pas immédiatement à un temps de développement inférieur à 5 minutes.
Bonne chance et meilleures salutations,
Otto Beyer !
PhilippeGrunchec
Mais pourquoi faut-il absolument développer à 24 °C ;) ? Pour réduire les temps de développement ?
Wolfgg
Bonjour Philippe,
Il paraît que l'inventeur Udo Raffay, malheureusement décédé, a optimisé le révélateur de manière à ce qu'il donne un résultat optimal à 24 °C. Mais il te suffit de faire un petit test et de réaliser le développement du même sujet une fois à 24 °C et une fois à 20 °C (durée x 1,4) pour savoir s'il y a une différence de qualité avec ton film.
Salutations, Wolfgang