Gast
Bonjour,
Je n'arrive pas à obtenir un beau brillant avec la presse à sec.
Un ami de mon grand-père m'a conseillé de mélanger 95 % d'alcool à 95 ° et 5 % de formaldéhyde, d'y plonger les photos pendant une minute, puis de les passer à la presse pendant 10 minutes.
Apparemment, c'était une pratique courante dans la Wehrmacht.
Ma question est la suivante : est-ce que cela se justifie d'un point de vue sanitaire, ou est-ce que je ferais mieux de ne pas m'y risquer ? J'aimerais juste obtenir un beau brillant.
Albert
Gast
Salut Albert, tu n'es certainement pas le seul à avoir du mal à obtenir un brillant baryté parfait : il y a tout simplement trop de facteurs qui viennent tout gâcher :( . Le brillant totalement impeccable n'existe tout simplement pas avec les types de papier disponibles aujourd'hui ; en tout cas, je n'ai encore jamais vu un exemplaire baryté de ce genre.
:) Conclusion : épargne-toi le temps, l'argent et la frustration. Si tu tiens absolument à un fini brillant, un bon papier PE fera très bien l'affaire !
Charly
cfb_de
Bonjour Albert,
Il paraît que c'était une pratique courante dans la Wehrmacht.
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C'est vrai. Mais à l'époque, ils utilisaient des papiers complètement différents. Cela commence par le support, se poursuit avec la gélatine et aboutit finalement au fait que les anciens papiers contenaient des composés de cadmium, contrairement aux nouveaux.
C'est à toi de décider dans quelle mesure tu considères l'exposition au formol comme critique. Ce n'est pas bon pour la santé et Dieu a donné aux hommes l'invention de la hotte aspirante.
Mais cela ne changera rien non plus à ta frustration face au brillant. Après quelques années de pratique, j’en suis maintenant capable avec du Lupex très ancien (qui date presque encore de la « Wehrmacht »). Avec les papiers modernes épais comme du carton, en revanche, je produis encore énormément de rebuts. En principe, c'est faisable, mais sans aucun plaisir et avec des rebuts. On verra, je m'entraînerai peut-être encore cette semaine. Pas aujourd'hui, c'est l'heure de l'éducation physique, le papier glacé va passer à la corde à linge.
Meilleures salutations,
Franz
Stagirit
Ne serait-il pas possible de recouvrir le papier baryté d'une couche brillante ?
Je pense par exemple que la laque Zapon ferait très bien l'affaire (
-> Kremer Pigments).
Sinon, il existe des films adhésifs extrêmement fins d'Oracal, mais je veillerais à utiliser des films coulés et non étirés.
Le formaldéhyde n'est pas aussi toxique qu'on le croit généralement (
-> Formaldéhyde sur Wikipédia) ; il est encore utilisé dans la fabrication de préparations médicales. Ceux qui ont déjà suivi des cours d'anatomie connaissent l'odeur caractéristique du formol.
Je suppose qu'il était utilisé à l'époque de la Wehrmacht pour protéger la gélatine contre la dégradation bactérienne, mais ce type de conservation est désormais intégré de manière standard dans les papiers et films actuels.
Gast
Il paraît que c'était une pratique courante dans la Wehrmacht
.
On recommande déjà ici des méthodes du IIIe Reich :) , où suis-je donc tombé ?
Le farceur de Witzhausen
cfb_de
Bon, c'est aussi à cette époque qu'ont eu lieu le lancement du Leica, celui du film couleur, l'apogée du Rolleiflex, l'apparition de la pellicule instantanée, le traitement antireflet, etc. Toutes ces inventions datent de cette période et ont été mises au point par des entreprises implantées dans le Reich allemand.
Albert s'est peut-être exprimé de manière politiquement incorrecte, mais la recette qu'on lui a recommandée date bel et bien de cette époque.
Vois les choses du bon côté et ne t'étonne pas. Même cette époque avait ses côtés positifs. Du moins en ce qui concerne notre hobby.
Seul le socialisme réel a réussi à produire une telle densité d'innovations dans les orphelinats (FED), où le Leica a été considérablement simplifié et perfectionné. Ou plus tard chez les boxeurs amateurs et les apprentis couvreurs, lorsque la mesure OTF a été inventée (elle est ensuite passée de Dresde à Göteborg, puis au Japon, pour finalement arriver sur le marché dans un Olympus OM-quelque chose).
Mais à l'occasion, je suis aussi un farceur concerné :-)
Meilleures salutations,
Franz
cfb_de
Bonjour stagirit,
J'ai un avis un peu différent sur l'exposition au formaldéhyde, mais je n'en fais pas non plus tout un plat.
Simplement : il y a une petite différence, mais très importante à mes yeux, entre moi et n'importe quel échantillon de pathologie : en effet, je suis encore en vie et j'aimerais bien le rester encore longtemps. L'échantillon, lui, est déjà mort et ne peut pas mourir une deuxième fois au formaldéhyde.
Dans la gélatine d'autrefois, le formol avait avant tout un effet conservateur, sans entrer en conflit avec l'eau de trempage calcaire. [J'ai quand même envie de lancer une petite phrase idiote du genre « reportage en direct » et « arc de Kursk » ou quelque chose comme ça...]
Cela n’avait pas grand-chose à voir avec la conservation : après le pressage à sec, il ne reste de toute façon plus rien de vivant dans le papier, et une fois dans l’album ou accroché au mur, le formaldéhyde n’agit plus, car il s’est déjà évaporé en grande partie dans la presse à sec. C’est pour ça qu’on se retrouve gentiment dans le brouillard devant la presse.
La laque Zapon devrait bien fixer l’émulsion. Essaie-la, ça m’intéresse de voir le résultat.
Jusqu’à présent, outre le « brillant naturel » et, de temps en temps, un vrai brillant intense, j’ai aussi obtenu des surfaces brillantes par un autre moyen : le cirage.
Croy décrit la méthode avec du sulfure de carbone et d’autres produits peu recommandables, mais jusqu’à présent (même si je n’ai que quatre ans d’expérience à long terme avec cette méthode ; mais comme d’autres l’utilisent depuis plus longtemps, je ne vois pas de problème avec cette méthode), j’y suis parvenu d’une manière plus simple : le cirage à la cire d’abeille. Sans blague.
Erdal, n° EAN 4 001499 010651. Appliquer en fine couche, polir. Ça donne une belle surface et permet aussi d’éliminer facilement les traces de doigts en polissant.
En attendant, je continue d’essayer d’obtenir un « brillant » baryté à l’aide d’un miroir chromé et d’une presse à sec. Ça marche plus ou moins une fois sur trois.
Et en fait, je ne le fais que pour les petits formats jusqu'au 13x18 et j'utilise pour ça mon vieux papier des années 60. Avec ça, le brillant intense s'obtient presque tout seul, même avec un fer à repasser ou devant le miroir de la salle de bain.
Meilleures salutations,
Franz
Stagirit
Mais voilà : il existe entre moi et ces préparations de pathologie une petite différence qui, pour moi, est pourtant très importante : je suis encore en vie et j'aimerais bien le rester encore longtemps.
OK, c'est vraiment une différence que je peux comprendre.
Au lieu du formaldéhyde, on peut aussi utiliser d'autres aldéhydes, par exemple l'acétaldéhyde (aussi appelé éthanal), qui provoque tout au plus des maux de tête.
Pour fixer la gélatine et la rendre résistante à l'eau, on utilise de l'alun en peinture, mais celui-ci peut, dans certaines circonstances, attaquer le chrome de la presse à sec.
Gast
Salut les gars,
Et qu'en est-il du brillant à froid ?
Le tome 3 de « Mutter » recommande : nettoyer la vitre, bien la nettoyer, la nettoyer à fond, puis la badigeonner d'une fine couche de bile de bœuf. Appliquer l'impression humide, attendre, et c'est fini.
Qui l'a déjà fait ?
Salutations
Martin
Stagirit
Il faudrait essayer, mais ça a l'air pas mal.
cfb_de
Bonjour Martin,
C'est possible. Pour les petits formats, je le fais sur le miroir de la salle de bain avec du papier très ancien (*contenant* du cadmium, à surface rugueuse et épais).
Avec ce papier photo épais, ce n'est plus aussi simple.
Amicalement,
Franz