Benjamin
Bonjour,
Qui utilise ici le révélateur pour papier mentionné et pourrait-il me donner une indication sur le temps de développement approprié pour le papier baryté (Foma, Ilford, MCC) ? La plupart des fabricants indiquent en effet généralement un temps de développement de 2 à 3 minutes (quel que soit le révélateur). Or, j'ai lu dans le livre « Vergrößern » de Roger Rüssing que le N113 serait déjà développé au bout d'une minute et demie. Dans la fiche technique Calbe, les indications étaient plutôt vagues (45 secondes à 3 minutes pour tous les types de papier photographique, mais : papier baryté 1 à 1,5 minute). S'agit-il ici d'un révélateur pour papier particulièrement rapide ?
TR
Bonjour, jusqu’à présent, je me suis toujours basé sur le temps de formation de l’image. Avec le Fomabrom dans le N113, celui-ci était d’environ 15 secondes, mais je ne m’en souviens plus très bien. J’ai donc développé pendant au moins 1 minute et demie (méthode du facteur).
Mais je connais le problème des révélateurs lents, ce qui est pénible quand on fait des tirages d'essai. C'est pourquoi je travaille souvent avec un révélateur plus « concentré ». En plus, il se conserve plus longtemps.
Morte
Bonjour,
Je développe le papier baryté dans l'Adotol Konstant pendant toujours 3 minutes, et le papier PE pendant 90 secondes. D'ailleurs, j'utilise presque exclusivement du Fomabrom ou du Fomaspeed comme papier.
Si le temps de formation de l'image dépasse 30 secondes, je refais une nouvelle solution. Mais cela prend du temps, car ce révélateur est très économique et se conserve longtemps une fois préparé.
Avec le papier baryté, il y a encore du développement après 1,5 minute. (Remarque : Bruce Barnbaum, par exemple, développe dans du révélateur Kodak pendant 6 à 7 minutes !) Il n’est bien sûr pas nécessaire d’en profiter, mais ce serait dommage de ne pas le faire. Avec la combinaison mentionnée, j’obtiens de très beaux résultats. Je peux même dire que je l’adore ! ;)
J'ai d'ailleurs beaucoup apprécié le livre de Roger Rüssing et je le trouve très utile. Il ne faut toutefois pas perdre de vue qu’il a été écrit principalement pour des amateurs, ou plutôt pour les amateurs de photos de vacances « classiques » qui étaient alors très répandus. C’est pour eux qu’il a rédigé un guide complet sur la chambre noire. En tant que photographe à l’approche artistique et expérimentale, on peut très certainement s’affranchir un peu de ses instructions. ;)