Tes 10 minutes correspondent à un temps de développement qui devrait convenir pour un NP20 *neuf* dans du Rodinal 1+40. Mais comme tu ne peux pas savoir ce qu’il est advenu du film et surtout de l’image latente au cours de toutes ces années, je pencherais plutôt pour un développement visant à compenser davantage les contrastes (par exemple un bain double à la Diafine, Emofin), afin que tu puisses rehausser les ombres sans trop nuire aux hautes lumières. Cela dit, il n’est pas forcément judicieux, pour une opération ponctuelle de ce type, d’utiliser un révélateur que tu ne connais pas encore bien (ce que je ne sais bien sûr pas dans ton cas). À ta place, je garderais également à l’esprit l’option d’
envoyer simplement le film à Berlin chez notre hôte et de le faire développer là-bas, c’est-à-dire dans l’A49, qui est assez équilibré, peut-être avec un push 1.
Ce qui précède part toutefois du principe optimiste qu’une image latente existe encore. D’une manière générale, dans de tels cas, je placerais mes espoirs d’obtenir des résultats exploitables plutôt à un niveau un peu plus bas. Il y a trop d’imprévus en jeu. Qui sait, par exemple, si la Clack chargée n’est pas restée 20 ans sur une étagère du salon, exposée chaque jour au soleil qui a continué à effectuer l’exposition du film, ou si la gélatine n’a pas fini par pourrir dans un coin humide de la cave.